Happy Few Mag


Expositions


Jusqu’au 14 janvier 2019 à la FONDATION LOUIS VUITTON

EGON SCHIELE - JEAN-MICHEL BASQUIAT

 

 

 

Cette double exposition réunit deux artistes géniaux aux destins maudits, tous deux disparus à l'âge de 28 ans. En moins d'une décennie ils ont créé une œuvre gigantesque d'une intensité incroyable (300 peintures et 3000 œuvres sur papier pour Schiele, 1000 peintures et 2000 dessins pour Basquiat). Egon Schiele (1890-1918) et Jean-Michel Basquiat (1960-1988) sont deux aérolithes dans le ciel pictural du XXe siècle. Ils ont, chacun à leur manière, appréhendé avec rage et violence leurs époques, la Vienne intellectuelle du début du XXe pour Schiele, l'Amérique et plus particulièrement l'underground new-yorkais des années 80 pour Basquiat. L'un comme l'autre sont des rebelles, des « Rimbaud de la peinture et du dessin », s'affranchissant des règles, en lutte permanente contre leur siècle. Les autoportraits de Schiele sont d'une fulgurance et d'une force inouïes, c'est l'humain trop humain avec ses tares, ses faiblesses, la détresse de la condition humaine qui aboutit à cette distorsion des corps. Basquiat c'est la révolte, il réinvente les codes utilisant des éléments hybrides aboutissant à une sorte d'art global préfigurant l'ère d'Internet. Deux expositions coup de poing de deux artistes incontrôlables adeptes de la fureur de vivre.

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’au 18 Février 2019 au MUSÉE DU LOUVRE PARIS

UN RÊVE D'ITALIE La Collection du Marquis Campana

 

 

 

Belle initiative et belle association des Musées du Louvre et de l'Ermitage de mettre en lumière la Collection du Marquis Campana. Même si son nom n'est pas dans les livres d'histoire il a rassemblé la plus importante collection privée du XIXe siècle. Brillante figure de la société romaine de son époque, mécène, archéologue, banquier de la papauté, amateur d'art compulsif dont la boulimie dépensière mais de qualité lui vaudra déboires, prison, exil et dispersion de sa collection en1861 habilement acquise par l'Angleterre, la Russie du Tsar Alexandre II et pour plus de 10.000 objets par la France de Napoléon III. Seule la collection de Monnaies demeura à Rome. Des milliers de pièces archéologiques, sculptures, peintures, objets d'art remarquablement rassemblés et ordonnés au Louvre. Un foisonnement d'oeuvres de grande qualité. Des chefs d'oeuvre antiques tels que le Sarcophage dit « Sarcophage des époux » (Cerveteri, nécropole de Banditaccia vers 520-510 av J.C) ou modernes tel que le somptueux tableau de « La Bataille de San Romano » d'Uccello (vers 1438). Giampietro Campana, un italien amoureux de son pays passionné par son patrimoine culturel.

 

 

 

 

 

 

Jusqu’au 6 janvier 2019 au MUSÉE D'ORSAY

PICASSO Bleu et rose

En collaboration avec la Fondation Beyeler à Bâle, co-organisée par les musées d'Orsay, de l'Orangerie et le Musée national Picasso-Paris, cette exposition de grande envergure réunit plus de 300 œuvres (80 peintures, 150 dessins, des sculptures, des estampes...) dans un parcours subdivisé en 16 sections. Ce sont les « périodes bleu et rose » de Pablo Ruiz -qui va bientôt signer Picasso- qui sont montrées, les périodes fondatrices que beaucoup considèrent à juste titre comme les plus réussies de l'artiste. Son arrivée à Paris en 1900, à la gare d'Orsay tout juste inaugurée, ouvre une période de création intense et féconde ponctuée par les allers et retours entre l'Espagne et Paris. Désigné pour représenter son pays à la section espagnole de l'Exposition Universelle il y présente une grande toile, Derniers Moments, recouverte en 1903 par son chef d'oeuvre La Vie. L'oeuvre de Picasso passe d'une riche palette aux accents pré-fauves dans la lignée du post-impressionnisme de Van Gogh ou Toulouse Lautrec aux quasi-monochromes de la « période bleue » profondément marquée par la mort de son ami Casagemas puis aux tonalités roses de la période dite des « Saltimbanques » et aux variations ocres de Gosol. Cette exposition inscrit le jeune Picasso dans son époque en reconsidérant son œuvre sous le prisme de l'appartenance au XIXe siècle et comment va naître et évoluer un génie du XXe siècle.

 

 

Jusqu’au 28 janvier 2019 au MUSÉE JACQUEMART ANDRÉ

CARAVAGE A ROME Amis et Ennemis

 

 

 

Cette exposition dédiée aux années romaines de Michelangelo Merisi réunit pour la 1ère fois à Paris dix chefs d'oeuvre de l'un des plus grands peintres de tous les temps. Provenant des plus importants musées italiens ainsi que d'un prêt prestigieux, Le Joueur de Luth, du Musée de l'Ermitage de Saint Pétersbourg et, venues de collections particulières, on peut admirer aussi les deux versions de la Madeleine pénitente. Ces « 10 » Caravage (1571-1610) dialoguent avec les peintures d'illustres contemporains comme le Cavalier d'Arpin, Carrache, Gentileschi, Baglione, de Ribera... afin de rendre compte de l'effervescence artistique régnant dans la Città Eterna. Si Caravage a révolutionné la peinture italienne par son usage novateur du chiaroscuro il aussi entretenu des liens étroits avec des collectionneurs, des poètes, toute une intelligentsia qui lui a permis de faire ses premières armes avec des rencontres déterminantes telles celles avec le marquis Giustiniani ou le cardinal Francesco Maria Del Monte, des mécènes qui lui passent de nombreuses commandes. Mais, et comme le titre de l'exposition le suggère Caravage avait aussi de nombreux ennemis et rivaux. Ne voulant être imité, il le fut pourtant parfois éhontément, il eut nombre de procès et de rixes jusqu'en 1606 quand s'achève sa période romaine avec le meurtre de Ranuccio Tomassoni qui le contraint à l'exil. Mais fort heureusement ceci n'est pas fin de l'histoire car ses fidèles amis continuent à s'intéresser à son destin et ce génie à l'état pur produira encore quantité de chefs d'oeuvre.

 

 

 

 

 

Jusqu’au 6 janvier 2019 au MUSÉE DU QUAI BRANLY - JACQUES CHIRAC

PEINTURE DES LOINTAINS

 

 

 

Exhumés des réserves du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac après avoir fait les beaux jours du Musée des Colonies (1931-1935) situé au Palais de la Porte Dorée à Paris bâti pour l'Exposition Coloniale Internationale de 1931, après de nombreuses appellations est devenu aujourd'hui le Musée National de l'Histoire de l'Immigration, plus de 120 tableaux et œuvres graphiques oubliés pendant des décennies nous offre une vision idéalisée d'un impérialisme colonial où l'art servi par des peintres convaincus ou non, a contribué à la propagande le l'Empire Français d'Outre Mer et à l'exploitation de ses richesses. Des œuvres souvent de grand format réjouissent l'oeil offrant tantôt des paysages  tendres , apaisants, à la végétation paradisiaque, tantôt une explosion de floraison tropicales, des idylles romantiques où sur de belles gravures Paul et Virginie (roman de Bernardin de Saint Pierre,1788) nous renvoient l'image d'un exotisme attractif d'îles sous le vent. L'imaginaire fasciné par un orient fantasmé, exalté dans une palette de couleurs d'or et de brun où de lascives créatures évoluent dans l'antre de harems.
Ainsi cette collection s'étirant de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe nous fait voyager dans un monde où art et politique sont indissociables comme un rappel de la Conférence de Berlin en 1885, prélude au partage de l'Afrique par les Européens sans repentance aucune ou si ?














 

 

 

 

 

 

 

 

 

 












 

 


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